A.A.T. n° 137 Le Parent Majuscule

Date de parution : janvier 2011
Format : 16 x 24 cm
Nombre de pages : 96

12.00

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Éditorial

MONTADAT Olivier, Qu’en est-il du Parent ?, pp. III-VI

Articles

GODET Jean-Paul,
Autorité, négociation, co-construction, un défi pour l’éducation, pp. 1-19
Accompagner un enfant à grandir et à se construire, à insérer son devenir dans une société qui tout à la fois le contient et s’invente avec lui, est un défi subtil pour l’éducateur. C’est cette subtilité-là que Jean-Paul Godet nous invite à toucher, en sortant des manichéismes réducteurs sur l’autorité.
Au travers d’une analyse claire et fouillée, il montre les limites inhérentes à la culture de suradaptation qui prévaut souvent à l’école. Avec un regard profondément humaniste et dans une perspective systémique tout à fait pertinente, il ouvre la possibilité d’autres voies éducatives.

NASIELSKI Salomon & DE MOL Antoinette,
Le scénario « Sans loi », pp. 20-32
Antoinette de Mol et Salomon Nasielski nous proposent ici un texte s’inscrivant dans la lignée classique de l’A.T., puissant et éclairant. À la suite de Claude Steiner, ils nous proposent d’identifier un nouveau scénario, le scénario « sans loi ». Claire et structurée, cette façon de penser le trouble psychopathique a pour mérite de soutenir le praticien dans le diagnostic et l’accompagnement, souvent éprouvant, des personnes qui en sont porteuses.

VAQUIÉ-QUAZZA Dominique,
Penser la régulation affective en termes d’états du moi, pp. 33-46
Il est passionnant de constater qu’aujourd’hui les neurosciences donnent une assise scientifique aux théories psychanalytiques. En effet ce que Freud et plus tard Berne découvraient intuitivement, le travail des neurobiologistes commence à le prouver. Partant des dernières découvertes permises par l’imagerie par résonance magnétique, Dominique Vaquié-Quazza nous permet de faire les liens entre le cerveau, les états du moi, la régulation des affects du bébé et l’identification projective. Clair, précis, bien documenté, son article montre la justesse de l’héritage théorique bernien dans sa dimension intrapsychique comme dans son fonctionnement intersubjectif.

HEATHCOTE Anne,
Pourquoi sommes-nous psychothérapeutes ? La nécessité que l’aidant soit lui-même aidé, pp. 47-62
L’objectif de cet article est d’encourager tous les psychothérapeutes analystes transactionnelles et en particulier les formateurs de psychothérapeutes en A.T. à creuser la question de savoir pourquoi ils ont choisi ce metier et de les inviter à réflechir aux possibles conséquences personnelles et professionnelles de ce choix. L’auteure présente une bibliographie sur les aspects psychologique sous-tendant le choix de la psychothérapie en tant que métier. Elle y ajoute quelques implications concernant les aspects psychologiques, comme par exemple l’importance de l’engagement dans un parcours personnel en tant que psychothérapeute en insistant sur la nécessité de suivre soi-même une psychothérapie, d’effectuer des formations et de la supervision, pour le bien-être tant du client que du psychothérapeute.

SCHMID Bernd,
Le concept de rôle en A.T. et d’autres approches : son application à la personnalité, à la rencontre et à la créativité dans tous les champs professionnels, pp. 63-74
En 2007, Bernd Schmid a reçu le prix Eric Berne pour sa contribution sur les rôles en Analyse Transactionnelle. La question des rôles est d’ailleurs une histoire déjà ancienne en A.T. D’une certaine manière, Berne considérait que les états du moi constituaient des rôles et Fritz Perls, le père de la Gestalt Thérapie, avait estimé décevant le fait que l’A.T. se limitât à trois rôles parmi une infinité de possibilités. En France, Alain Crespelle avait écrit en 1989 un article sur les rôles institués, qui lui avait valu en 1992 le prix Raymond Hostie. On ne peut que regretter que les auteurs qui ne lisent pas le français n’aient pu avoir accès à ce texte magistral et lumineux. Mais ce n’est pas une raison pour bouder notre plaisir à la lecture du texte de Bernd Schmid, qui constitue son discours d’acceptation du prix Eric Berne. Son parcours singulier (il a été psychothérapeute, puis est devenu plus tard praticien des institutions et des organisations) rend plus parlante encore l’adaptation du concept d’états du moi et de rôles. Nous avons volontairement choisi de ne traduire que la première partie d’un texte fort long (plus de 15 pages) pour permettre au public de langue française de découvrir le concept ; les parties non traduites portent sur des applications complémentaires des rôles dans les domaines de la rencontre, de la créativité, de l’intuition et de la spiritualité.

Le point sur…
QUAZZA Jean-Pierre, le scénario culturel, pp. 75-76

Rencontre avec… Nelly MICHOLT, interviewé par Olivier Montadat, pp. 77-82

Forums
BRÉCARD France, Mentir c’est pas beau et pourtant !!!, pp. 83-84
NAY Sylvie, Mensonges merveilleux, pp. 84-85
POLESE Dominique, Et si Pinocchio…, pp. 86-87
VAQUIÉ-QUAZZA Dominique, Du bon usage du mensonge…, pp. 87-88
MÉTÉNIER Isabelle, Mentir pour confronter (et metacommuniquer), pp. 88-90